L’expérimentation Di@pason bientôt en région

Réduire la durée du parcours de soins tout en améliorant la qualité des soins et la sécurité des patients sous antivitamine K (AVK) ? C’est l’objectif du projet Di@pason.

Cette expérimentation inscrite dans le cadre du dispositif article 51 d’innovation organisationnelle en santé, sera mise en place en région PACA début 2020.

Le projet Di@pason (Art 51 loi LFFS) est détaillé dans un arrêté paru au Journal officiel le 12 octobre 2019. Celui-ci donne lieu à des résultats d’INR quasi immédiats (15 min contre 6 à 12h actuellement), grâce à un dispositif connecté entre l’infirmière, le biologiste et le médecin.

 

Le vieillissement de la population et l’élargissement des indications de prescription induisent une augmentation du nombre de patients traités par AVK. En fluidifiant le sang, ce traitement présente un risque de complications hémorragiques ou thrombotiques, et nécessite des mesures régulières de temps de coagulation (INR). Réduire le temps entre le prélèvement sanguin et les résultats contribue à l’amélioration de la qualité des soins et à la sécurité des patients, en autorisant une réponse adaptée très rapide. 

Concrètement, il s’agit pour l’infirmière de pouvoir réaliser des INR en tous lieux à partir d’une goutte de sang prélevée au doigt du patient, et d’obtenir rapidement des résultats validés par le biologiste. En coordination avec le médecin, l’infirmière peut alors adapter la posologie du traitement en cas de protocole établi, ou déclencher une prise en charge médicale immédiate.

Testée et validée à petite échelle sur certains territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes et du Grand Est, l’expérimentation s’étend aujourd’hui à l’ensemble des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Centre-Val de Loire, Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Grand Est.
Le cahier des charges prévoit l’inclusion de 10 000 patients la première année, avec un financement de 5.6 millions d’euros sur le fonds pour l’innovation du système de santé. Un forfait de 150 € par trimestre prend en charge l’ensemble des actes biologiques et infirmiers relatifs à la mise en œuvre de ce nouveau parcours de soins.

Déployé sur les 6 régions début 2020, Di@pason se poursuivra sur 18 mois et pourrait à terme être étendu à d’autres pathologies chroniques dont le suivi repose sur la réalisation régulière de mesures biologiques.

 

Décret paru le 12 octobre 2019 au journal officiel