Le dépistage du cancer colorectal : un acte qui permet de sauver des vies !

Le cancer colorectal figure parmi les cancers les plus fréquents en France, touchant autant les hommes que les femmes. Chaque année, plus de 47 000 personnes sont concernées, soit près de 130 nouveaux cas par jour.

Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’il s’agit d’un cancer pour lequel des outils de dépistage efficaces existent, et qu’une prise en charge précoce permet une guérison complète dans 90 % des cas.

Pourtant, le taux de participation au dépistage reste insuffisant en France.

Il est donc essentiel de se mobiliser pour accompagner nos patients dans leur démarche de dépistage.

Le cancer colorectal est, en France, le troisième cancer le plus fréquent et la deuxième cause de décès par cancer.

  • 3ème cancer le plus mortel chez la femme
  • 2ème cancer le plus mortel chez l’homme

Il représente chaque année 43 000 nouveaux cas et plus de 17 000 décès.

95 % des cancers colorectaux surviennent après 50 ans

Le cancer colorectal évolue souvent, dans un premier temps, sans symptômes ni signes perceptibles. De ce fait, il est parfois diagnostiqué tardivement et nécessite alors des traitements lourds. 

Pouvant toucher le côlon mais aussi le rectum, le cancer colorectal est un cancer d’évolution lente qui se développe à partir des cellules de la muqueuse, la paroi interne du côlon. Dans 9 cas sur 10, il est provoqué par la dégénérescence d’une lésion bénigne, un polype adénomateux.

C’est un processus long qui dure entre 5 à 10 ans pendant lesquels il n’y a aucun symptôme notable.

Pour cette raison, pour un tiers d’entre eux, les cancers du côlon et du rectum sont dépistés à un stade déjà avancé, ce qui est lourd de conséquences sur les perspectives de guérison des malades.

Le mode de vie a une influence importante sur le risque de développer un cancer colorectal :

👉éviter le tabagisme,

👉réduire sa consommation d’alcool,

👉adopter une alimentation équilibrée* (plus de fibres et moins de viande)

👉et pratiquer une activité physique régulière.

Le taux de participation au dépistage atteint difficilement les 33 %. Pourtant, un dépistage réalisé à temps peut sauver des vies. 

Plusieurs freins peuvent expliquer la faible participation au dépistage du cancer colorectal :

• un déficit d’information,

• la méconnaissance de l’importance de se faire dépister,

• des représentations erronées des techniques de dépistage, notamment la peur et la gêne de la coloscopie.

Ces motifs démontrent la nécessité de renforcer l’information et la prévention auprès du grand public sur les risques de développer un cancer colorectal.

Depuis le 1er janvier 2024 et l’entrée en vigueur de la réorganisation du dispositif national de dépistage organisé des cancers, l’envoi des invitations est confié à l’assurance maladie.

Les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans, à l’exception de ceux présentant des facteurs de risque (maladies inflammatoires du côlon telles que la maladie de Crohn, la rectocolite ou la polypose familiale), sont invités tous les 2 ans par courrier adressé par l’assurance maladie au programme national de dépistage du cancer colorectal ; cette invitation comporte des auto-collants d’identification à coller sur les documents à envoyer avec le prélèvement.

Plus de 17 000 décès par an, soit un décès tous les 30 minutes :

• Seuls 28,9 % des cas sont détectés dans le cadre du dépistage organisé,

• 50 % des cancers sont détectés à un stade avancé (stades 3 ou 4),

En 2022, le dépistage organisé a permis d’identifier la présence d’adénomes avancés (stade pré-cancéreux) chez 68 000 patients et de détecter 17 100 cancers.

Les taux de participation de la population éligible (source Santé Publique France) sont très hétérogènes : la région PACA est en dessous de la moyenne nationale avec 31% de taux de participation au dépistage

Grâce au dépistage et au suivi régulier des personnes présentant des risques personnels ou familiaux, c’est un cancer évitable.

Détectées à temps, les lésions précancéreuses sont retirées avant qu’elles ne se transforment en cancer.

Le dépistage est simple, l’infirmier libéral dans un contexte de dépistage et d’aller vers, peut inciter son patient lors d’un bilan, d’une évaluation ou d’un soin à commander ce kit gratuitement :

‍Il consiste en un auto-test immunologique qui peut être réalisé en 2 minutes. Envoyés par la poste, les résultats vous sont adressés par courrier.

Ce test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

Ce kit est également disponible en pharmacie, ou auprès du médecin.

Basé sur la recherche de sang dans les selles, le dépistage permet en cas de résultat positif (environ 4 % des tests réalisés), de réaliser une coloscopie permettant le diagnostic, l’exérèse des lésions précancereuses et la prise en charge des lésions cancereuses afin de pouvoir garantir la guérison. 

Selon les données Santé Publique France, sur la période 2020-2021 :

  • le taux de détection d’adénomes avancés est de 8,1 pour 1 000 personnes dépistées (10,9 ‰ chez les hommes et 5,4 ‰ chez les femmes).
  • le taux de détection de cancers est de 1,8 pour 1 000 personnes dépistées (2,3 ‰ chez les hommes et 1,3 ‰ chez les femmes). 

Leurs missions :

  • participer à la sensibilisation et à l’information des populations concernées ;
  • organiser la formation des médecins et professionnels de santé sur les dépistages ;
  • assurer le suivi des dépistages ;
  • veiller à la qualité du dispositif ;
  • collecter les données pour le pilotage et l’évaluation des programmes.

👉vous pouvez disposer d’informations sur les dépistages en région sud : https://depistage-cancers-sud.org/

👉 Résultats de l’enquête transversale initiale du projet « 13 en santé » de médiation en santé auprès des populations vulnérables de Marseille : Connaissances, attitudes et pratiques envers le dépistage des cancers du col, sein et colorectal et la vaccination DTP et HPV

https://www.santepubliquefrance.fr/regions/provence-alpes-cote-d-azur-et-corse/documents/enquetes-etudes/2024/resultats-de-l-enquete-transversale-initiale-du-projet-13-en-sante-de-mediation-en-sante-aupres-des-populations-vulnerables-de-marseille.-conna

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