Santé mentale : ce qu’il faut retenir du bilan présenté le 2 juin 2026

Face à l’augmentation des troubles psychiques dans la population, le Gouvernement a décidé de prolonger en 2026 la Grande Cause nationale dédiée à la santé mentale. L’objectif reste inchangé : améliorer le repérage précoce, faciliter l’accès aux soins, renforcer la prévention et lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques.

Le bilan présenté le 2 juin met en avant plusieurs résultats significatifs :

  • l’objectif de 300 000 citoyens formés aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) a été atteint avec un an d’avance ;
  • le dispositif MonSoutienPsy poursuit son déploiement avec près de 1,8 million de patients accompagnés depuis sa création ;
  • une Maison des adolescents est désormais présente dans chaque département.

Pour les infirmiers libéraux, cette orientation confirme une réalité quotidienne : lors des passages à domicile, les IDEL sont souvent les premiers professionnels à observer :

  • un repli sur soi ;
  • une perte d’autonomie ;
  • des troubles du sommeil ;
  • une dégradation de l’observance thérapeutique ;
  • des signes d’anxiété, de dépression ou d’épuisement des aidants.

Le rôle d’alerte et d’orientation des infirmiers dans le parcours de soins est donc appelé à prendre davantage d’importance.

Le bilan gouvernemental rappelle également que la santé mentale ne relève pas exclusivement de la psychiatrie. Les troubles psychiques sont fréquemment associés aux maladies chroniques, au vieillissement, à la précarité ou aux situations d’isolement social.

Le développement des formations aux Premiers Secours en Santé Mentale constitue l’un des axes forts de la stratégie nationale. Ces formations visent à donner aux professionnels les outils nécessaires pour identifier les signes de détresse psychique, adopter une posture adaptée et orienter les personnes vers les ressources appropriées.

Face à la hausse des besoins en santé mentale et aux difficultés d’accès à certains professionnels spécialisés, les IPA constituent un levier important pour renforcer l’offre de proximité.

Alors que la santé mentale s’impose comme une priorité durable de santé publique, les IPA sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans la fluidification des parcours, la prévention des ruptures de soins et l’accompagnement des patients au long cours. Une reconnaissance qui s’inscrit pleinement dans l’évolution de leurs missions et dans la volonté des pouvoirs publics de renforcer les prises en charge de proximité.

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