Changement climatique et nouvelles menaces sanitaires

Le dérèglement climatique transforme progressivement notre environnement avec des conséquences sanitaires en favorisant l’apparition et l’implantation de nouvelles maladies infectieuses sur le territoire français.

Parmi les principaux sujets de vigilance figure l’expansion rapide du moustique tigre (Aedes albopictus), devenu un véritable enjeu de santé publique. Depuis le 1er mai et jusqu’au 30 novembre nous sommes donc en période renforcée de vigilance des arboviroses !

Pour les infirmiers libéraux (IDEL), cette évolution implique de nouvelles missions de prévention, de repérage et d’information auprès des patients.

Installé depuis plusieurs années dans le sud de la France, le moustique tigre (Aedes albopictus) est désormais largement implanté dans l’ensemble des départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur :

Le climat chaud et les épisodes de pluies intenses favorisent sa reproduction, notamment dans les zones urbaines et périurbaines.

Très agressif en journée, ce moustique se développe dans de petites quantités d’eau stagnante :

  • coupelles de pots de fleurs ;
  • récupérateurs d’eau ;
  • terrasses ;
  • jardins ;
  • gouttières ;
  • mobiliers extérieurs.

La région Sud est particulièrement surveillée par les autorités sanitaires en raison du risque accru de transmission locale de maladies vectorielles.

Le moustique tigre peut transmettre :

  • la dengue ;
  • le chikungunya ;
  • le virus Zika.

Ces dernières années, plusieurs cas autochtones ont été identifiés dans le sud de la France, notamment dans les régions méditerranéennes.

Cette évolution marque un changement important : des maladies autrefois limitées aux zones tropicales deviennent désormais une réalité sanitaire locale.

Autre sujet de préoccupation croissante en région PACA : le virus du Nil occidental, également appelé West Nile Virus.

Contrairement à la dengue ou au chikungunya transmis par le moustique tigre, ce virus est principalement transmis par des moustiques du genre Culex, très présents dans les zones humides, notamment :

  • en Camargue ;
  • dans les zones lagunaires ;
  • à proximité des étangs ;
  • dans certaines zones rurales et littorales méditerranéennes.

Les oiseaux sauvages constituent le principal réservoir du virus, tandis que les chevaux et les humains peuvent être contaminés accidentellement.

La majorité des infections restent asymptomatiques, mais certains patients peuvent présenter :

  • fièvre ;
  • maux de tête ;
  • douleurs musculaires ;
  • fatigue importante.

Dans de rares cas, notamment chez les personnes âgées ou immunodéprimées, des complications neurologiques sévères peuvent apparaître :

  • méningites ;
  • encéphalites ;
  • paralysies.

La région Sud, et particulièrement la Camargue, fait l’objet d’une surveillance sanitaire renforcée chaque été en raison des conditions favorables au développement des moustiques vecteurs.

Les infirmiers libéraux occupent une position stratégique dans l’identification des situations à risque, certains symptômes doivent alerter :

  • fièvre brutale ;
  • douleurs articulaires importantes ;
  • fatigue intense ;
  • maux de tête ;
  • troubles neurologiques inhabituels ;
  • éruption cutanée.

Partager sur :